Les libellules sont magnifiques et ce sont aussi de redoutables prédatrices, très utiles pour conserver l'équilibre des écosystèmes. Alors voilà quelques trucs à faire pour leur rendre la vie plus facile.
© Deva Darshan
Déjà je dois avouer que j’adore leur nom. Cette information ne sert à rien, mais il fallait que je vous la partage.
Sinon il faut savoir que les libellules font partie de l’ordre des odonates qu’elles partagent avec les demoiselles. Libellules et demoiselles sont en fait deux sous-ordre des odonates, respectivement les zygoptères et les anisoptères. Mais je ne vais pas trop entrer dans le détail.
Une demoiselle © A Perry
Ces insectes sont très reconnaissables, notamment grâce à leurs grandes ailes membraneuses et souvent transparentes. Elles ont aussi de grands yeux à facettes, indispensables pour chasser efficacement. Car les libellules sont des chasseresses d’une redoutable efficacité, avec une vue incroyablement précise.
15 000 facettes en moyenne sur chaque oeil pour les libellules
Alors pour commencer il faut savoir que la libellule vit dans deux milieux différents au cours de sa vie. En larve elle vit en milieu aquatique, adulte elle s’envole dans les airs.
Cycle de vie des odonates © Société nationale de protection de la nature
L’adulte va se nourrir de petits insectes qu’elles chassent en vol. À son menu se trouvent : les mouches, les éphémères, certaines sauterelles, des papillons, des fourmis volantes et… des moustiques. Mais on y reviendra.
Comme je vous le disais, la libellule débute sa vie sous forme de larve dans l’eau. On les trouvera dans les mares, les étangs, les lacs, les tourbières, dans les rivières et la plupart des milieux inondés.
Les larves de libellules sont appelée des naïades, comme les nymphes aquatiques de la mythologie grecques. Cependant elles n’en partagent par vraiment la beauté. Enfin question de goût.
Une larve de libellule, un véritable alien
Les femelles libellules vont pondre leurs oeufs dans l’eau, qui donneront naissance aux larves. Selon les espèces les larves passeront plusieurs mois, voire plusieurs années dans l’eau avant de se transformer en libellule adulte.
Pour se transformer en adulte, la larve de libellule doit se nourrir. Et elle a un appétit vorace. À son menu on trouvera : d’autres larves de libellules, des têtards, de petits poissons, d’autres larves d’insectes comme par exemple… des larves de moustiques. Tiens tiens encore eux.
Vous l’aurez compris l’eau est indispensable pour que les libellules, car elle pourront faire leur cycle de vie complet. Mais de nos jours les zones humides et les étangs se font de plus en plus rares. Alors il est temps de leur offrir le logis.
Il existe plein de manière de faire une mare. Vous pouvez utiliser une vieille baignoire, une grande bassine ou même creuser un grand trou et y mettre de l’eau. Il faudra juste veiller que le « récipient » soit bien étanche.
Extrait du livre "Créer une mare, un point d'eau un point d'eau, une baignade naturelle"
Extrait du livre "Créer une mare, un point d'eau un point d'eau, une baignade naturelle"
Vous pourrez ensuite y installer des plantes qui aiment l’eau, comme la sublime salicaire ou la fameuse massette. Ces plantes aiment avoir les pieds dans l’eau, la mare vous permet de les inviter proche de vous et de les admirer.
La belle salicaire
En plus des plante, ce nouveau plan d’eau va attirer de nouveaux habitants; Comme des grenouilles ou des coléoptères aquatiques. Bref vous l’aurez compris la mare c’est tout un monde qui s’ouvre à vous, sur un petit espace.
J’aimerai continuer de vous en parler, mais la newsletter serait trop longue. Alors à la place je vous conseille un super livre qui s’appelle… « Créer une mare, un point d'eau, une baignade naturelle », tout un programme. En plus de plans et d’inspirations vous aurez aussi accès à des propositions de planter à mettre. Commander
Avec la création d’une mare vous allez attirer les moustiques. Car comme les libellules, les moustiques ont besoin d’eau pour faire leur cycle complet. L’absence de mare est une aubaine pour eux. En effet il peuvent pondre dans très peu d’eau, comme une coupelle sous un pot ou dans l’eau stagnante d’une vieille gouttière. Le gros avantage pour eux, c’est qu’il n’y a pas de prédateurs.
Larves de moustiques dans l'eau
Avec une mare ça sera différent. Les femelles moustiques seront attirées par l’eau et viendront pondre dedans. Sauf que la mare est un écosystème bien plus complet qu’une simple coupelle. De nombreux prédateurs viendront réguler la population de larves de moustiques, comme par exemple… les larves de libellules. Une sorte de piège vivant pour moustiques. Maintenant à vous de tester :)
Toutes les semaines je vous propose de me poser vos questions, de partager vos témoignages ou simplement de donner votre retour sur la newsletter. Je vous répondrai dans la newsletter de la semaine suivante 😇 Participer
Message de Clémence
“Salut Quentin, Tout d’abord merci pour ton contenu vraiment intéressant et enrichissant, j’adore apprendre pleins de choses et tu arrives super bien à transmettre les infos de façon claire ! Je me demandais ce que tu avais fait comme études pour en venir à ce que tu fais aujourd’hui. Ou alors peut-être que tu t’es renseigné seul de ton côté ? J’aimerais beaucoup m’orienter vers ce de secteur et aider la conservation de la biodiversité comme tu le fais. Merci d’avance si tu prends le temps de répondre à ma petite question, Belle journée à toi 🌸”
Bonjour Clémence,
Déjà merci pour ton message, ça fait vraiment vraiment plaisir de voir que mon travail te plait. Je faire faire mon maximum pour te répondre aussi clairement que possible.
Déjà le vivant, c’est ma passion depuis tout tout petit. Je suis passionné d’insectes depuis mes 3 ans je pense. Mais je n’ai pas fait d’études dans ce milieu (hélas). À la place je me suis retrouvé dans la publicité, puis dans la communication. Autant te dire que je n’étais pas vraiment à ma place. Par contre ça m’a appris à gérer la création de contenu. C’est en partie grâce à ça que je peux aujourd’hui partager ma passion.
Concernant le vivant, je me suis formé en autodidacte et ça continue aujourd’hui. Ça continuera d’ailleurs toute ma vie. Pour ça il y a les livres (beaucoup) que j’annote, étudie et crayonne. Il y a aussi les reportages et documentaires audio ou visuels. Souvent ce sont eux qui “m’ouvrent” sur un sujet, avant d’aller chercher dans les livres.
J’ai aussi fait une partie de la formation du cueilleur, une partie d’une école d’herboristerie (que je mets en pause cette année) et une partie de formation en maraichage. Je les ai toutes plus ou moins arrêtées en route, car ce que je préfère, c’est le terrain. J’aime observer les plantes, les insectes, le vivant sous toutes ses formes et me poser des questions puis chercher les réponses. C’est la meilleure manière de se former car ça permet de créer sa propre manière d’apprendre et de mémoriser. Je suis toujours à l’affut des choses que je ne connais pas et que je n’ai jamais vu. Être curieux c’est se former sans s’en rendre compte, enfin d’après mon expérience.
J’espère t’avoir répondu :)
À bientôt, Quentin
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